Etdevenir pendant 2 minutes, le roi de la glisse sur les vagues lire la suite. Avis publié : Il y a 1 semaine. cylbb, Joinville, France. par mobile Lisez les 862 avis I7958XGjulieg. Thionville, France. 9 10. Bien pour les journées pluvieuses. Avis sur Cité de l'Océan. Avis publié : 29 mai 2017 par mobile . Bon accueil, les activités sont intéressantes pour des enfants
All About Me} Lilou AskarĂ n - ChanceliĂšre‱‱ Âge Trente et un hivers ont marquĂ© Lilou mais seulement pour la rendre plus belle. En tant que Succube le temps glisse sur elle sans trouver aucune prise.‱‱ Race Succube‱‱ Taille De taille moyenne pour sa race, elle mesure 1,70m. Mais bien que plus petite que certaines personnes, elle en impose d'avantage par sa seule prĂ©sence...‱‱ Corpulence Etant plus une femme du monde qu’une guerriĂšre, Lilou est mince. Ajoutant Ă  cela, la pĂąleur de sa peau, elle ressemble Ă  une jeune femme plus fragile que de la porcelaine. Mais ne vous y trompez pas, sous cette apparence se cache une fine musculature due Ă  la force dont elle doit faire usage pour ses festins plus particuliers
} Vue De L'ExtĂ©rieurPremier tĂ©moignage SlowĂ«n, serveuse de la taverne "Le Gulgoth" des contrĂ©es de Novaris A quoi ressemble la chanceliĂšre ? »La paysanne sourit. Face Ă  elle, tous les hommes de l’auberge l’écoutaient avec aviditĂ©. La rumeur de la beautĂ© de cette femme avait depuis longtemps dĂ©passĂ© les frontiĂšres de Novaris. Mais Ă©tant donnĂ© qu’une rumeur restait une rumeur, tous voulait en savoir plus
 Et il fallait bien qu’elle se l’avoue, lorsqu’elle avait dĂ»t se rendre au chĂąteau pour son audience, elle-mĂȘme avait Ă©tĂ© envahie par la curiosité  Ok les gars, je vais vous la dĂ©crire
 »Tous en leur resservant de l’alcool de racine de Toka’Zool, l’alcool du pays, elle rassembla ses souvenirs pour dĂ©crire la chanceliĂšre de son mieux
 Puis, aprĂšs un bref silence, elle se mit Ă  parler. Pour commencer, il faut que vous sachiez qu’on ne peut sĂ©parer son physique de l’aura qui Ă©mane d’elle. Quand elle entre dans une piĂšce, il semble qu’elle efface le reste du monde rien que par sa prĂ©sence. C’est un peu comme si elle Ă©tait constamment baignĂ©e d’un Ă©clat lunaire
 Puis avec le temps on s’y accoutume pour ne plus sentir que l’intelligence et la force Ă©maner d’elle. C’est d’ailleurs trĂšs impressionnant de voir de quelle maniĂšre le roi la regarde et l’écoute
 Mais bref, ce n’est pas le sujet, je le vois bien
 »Un grognement affirmatif lui provint des hommes qui l’écoutaient toujours avec une expression de plus en plus insatiable voire mĂȘme lubrique pour certains. C’était incroyable ce que cette femme dĂ©clenchait autour de sa personne, mĂȘme sans ĂȘtre prĂ©sente. Reprenant de plus belle, elle entreprit de cesser son petit suspense pour en venir Ă  ce qui les intĂ©ressaient vraiment
 Enfin bref, quand je l’aie vue j’en ais eu le souffle coupĂ©. Pas seulement Ă  cause de sa beautĂ© mais surtout Ă  cause de son regard. Des yeux comme ceux lĂ , je n’en avais encore jamais vus. Ils Ă©taient d’un bleu acier aussi tranchant et glacial qu’une lame de chevalier. Et j’ignore s’il existe des personnes capables de soutenir son regard, mais en ce qui me concerne, j’en fus bien incapable. Pour le peu que je l’ais fait, je me suis sentie transpercĂ©e et sondĂ©e par une force de glace qui m’as fait venir les larmes aux yeux. »A ce souvenir, la jeune femme frissonna Ă  nouveau. MĂȘme si la chanceliĂšre n’avait rien dit c’était comme si une petite voix dans sa tĂȘte lui avait ordonnĂ© de tout faire pour ne pas trop attirer l’attention sur elle. De peur de se la mettre Ă  dos et de subir de bien pire moment
 Secouant la tĂȘte pour faire disparaĂźtre ces mauvais souvenirs, elle revint Ă  son public et avec un petit sourire, elle entreprit de continuer sa description. Quand vous voyez son visage, vous ne pouvez pas douter que cette femme n’a pas toujours vĂ©cu Ă  Novaris et n’a pas toujours occupĂ© un poste aussi avantageux. Bien que son visage soit trĂšs fin et dĂ©licat il est recouvert de tatouages Ă©tranges. Mais ça ne la dĂ©figure pas, au contraire ça lui donne un charme bestiale qui se mĂȘle Ă©trangement Ă  son allure fragile. Quand on voit son beau visage, son nez droit, ses lĂšvres rosĂ©es bien dessinĂ©es, on dirait celui d’une princesse. Puis quand on y ajoute ses tatouages
 alors, on dirait une princesse guerriĂšre
 »Savourant le silence de plomb qui ponctuait ses paroles, la serveuse observa les hommes avec attention. Ils semblaient imaginer la chanceliĂšre pour certains sous des paupiĂšres mi-closes tandis que d’autres attendaient la suite Ă  venir. Prenant elle-mĂȘme le temps de repenser Ă  la chanceliĂšre, elle sourit. Oui, ce qui dĂ©crivait le mieux cette femme c’était se mĂ©lange de douceur due Ă  son physique et de force brutale due Ă  son regard, certaines de ses attitudes et bien sur les tatouages qui semblaient parcourir son corps. Son corps ! VoilĂ  ce que les hommes attendaient encore
 Avalant une gorgĂ©e d’eau, elle reprit la parole, ramenant tous les regards vers elle. Quant Ă  son corps
 Que dire ? Elle est juste magnifique ! Grande d’au moins 1,70m, on ne peut faire qu’admirer chaque parcelle qui la constitue. Des pieds Ă  la tĂȘte. Son visage, encadrĂ© d’une chevelure argentĂ©e, est posĂ© sur un coup de cygne. Et sous la robe moulante qu’elle portait quand je l’ai vue, j’ai pu deviner sa poitrine attirante, son ventre ferme et lĂ©gĂšrement musclĂ© et puis ses jambes
 Longues est fines, ont dirait celle d’une antilope, bien que dans l’ensemble la chanceliĂšre ait une allure plus fĂ©line
 »La paysanne se tut enfin. Laissant Ă  ses clients le soin de mettre des images sur ses mots. Mas mĂȘme s’ils le faisaient, elle doutait qu’ils puissent ne serait ce qu’un peu se rapprocher de la beautĂ© de cette femme Ă  la peau couleur de clair de lune
 Il fallait la voir pour comprendre
 Car toutes les sensations qu’on vivaient en sa prĂ©sence n’était pas seulement dut Ă  son physique mais plutĂŽt Ă  la prĂ©sence de cette grande tĂ©moignage Provenant de Pez, le tout premier esclave de LilouDe retour dans les ruines du chĂąteau EbĂšne, Lilou entreprit de retrouver ce qui fut il y a longtemps, sa chambre. Bien que ce ne fut pas difficile pour elle de retrouver son chemin dans ces lieux qui, autrefois, Ă©taient son monde, elle ne reconnu plus rien. Des vandales Ă©taient passĂ©s avant elle. RĂ©cupĂ©rant sans doute tout ce qui pouvait avoir ne serait ce qu’un peu de valeur. Soupirant, elle continua son chemin jusqu’à ce qu’elle retrouve l’entrĂ©e de sa chambre. Enfin, si on pouvait encore appeler ça comme ça, car l’ancienne porte avait depuis longtemps Ă©tĂ© dĂ©foncĂ©e
 Enjambant le reste de bois, elle dĂ©couvrit les lieux avec un petit sourire mĂ©lancolique. Bien qu’il ne ressemble plus Ă  ce qu’elle avait connu, elle pouvait encore s’imaginer les lieux. Entreprenant des fouilles dans l’espoir de retrouver des objets qui pourraient lui ĂȘtre utiles, elle posa les doigts sur un vieux livre extrĂȘmement bien cachĂ© derriĂšre une pierre branlante du dernier mur encore debout, qui constituait autrefois sa chambre. Du bout des doigts, elle repoussa la poussiĂšre qui cachait le titre du livre. Journal de Pez »Observant le livre avec intĂ©rĂȘt la jeune femme se souvint de son esclave. Il avait Ă©tĂ© son plus fidĂšle serviteur. Elle l’avait d’ailleurs rĂ©compensĂ© au fil du temps en lui offrant des responsabilitĂ©s plus grandes et des travaux moins dĂ©sagrĂ©able et humiliants. C’était d’ailleurs lui qui devait s’occuper de former les nouveaux serviteurs ainsi que de veiller Ă  ce qu’ils travaillent en suivant les ordres
La succube avait toujours ignorĂ© que l’esclave savait Ă©crire et tout naturellement, elle avait tout autant ignorĂ© l’existence de ce journal. Mais Ă  prĂ©sent que Pez Ă©tait mort en la protĂ©geant, elle ne voyait pas en quoi lire ce journal, dĂ©rangerait qui que ce soit. Et que ce soit le cas ou non, elle n’en avait que faire. S’installant dans un coin de la piĂšce, elle ouvrit le livre et se mit Ă  lire. Il y a peu de temps, j’ai Ă©tĂ© arrachĂ© Ă  mon village par des mercenaires. Ces ĂȘtres immondes tuĂšrent les femmes, les enfants ainsi que les vieillards et toutes personnes qui ne pourraient ĂȘtre vendues au marchĂ© des esclaves. Car oui, ce fut pour cette raison que je fut Ă©pargnĂ© et emmener. Suite Ă  la visite de plusieurs village, Ă  des massacres tous aussi sanglants, nous arrivĂąmes enfin au marchĂ©. Et c’est lĂ  que mon histoire commence
Alors que je m’attendais Ă  ne pas ĂȘtre assez intĂ©ressant pour ĂȘtre achetĂ©, je vis une femme s’approcher. Elle Ă©tait magnifique. Sa dĂ©marche fĂ©line et sĂ»re indiquait qu’elle n’était pas n’importe qui et qu’elle le savait, tout autant que mes geĂŽliers Ă  en croire leur expression
 AprĂšs quelques palabres rituels en ces lieux, l’un des hommes Ă  la mine renfrognĂ©e s’approcha de moi pour me dĂ©lier. Il semblait que la grande dame m’ait achetĂ© ainsi qu’un autre homme
 Je me souviendrais toujours des premiĂšres paroles qui sortirent de la bouche de ma nouvelle maĂźtresses. Emplies de menaces, elles me firent frĂ©mirent. L’un de vous sera mon esclave jusqu’à la mort
 tandis que l’autre sera mon amant
 » Elle avait alors sourit, laissant entrevoir une rangĂ©e de dents blanches bien pour moi, j’avais dĂ©jĂ  entendu parler des succubes, ce qui explique que je ne m’appesantirai pas sur sa beautĂ© et ses formes voluptueuses. Car pour ceux qui l’ignoreraient encore, ma nouvelle maĂźtresses faisait partie de la caste des dĂ©mons dont le premier pouvoir est la sĂ©duction. Autant dire que ces dĂ©mons possĂšdent les armes adĂ©quates pour ce pouvoir
 Bref, je connaissais ces dĂ©mons et leur rĂ©gime si particulier
 L’idĂ©e d’ĂȘtre son amant me rendit encore un peu plus nerveux. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, mon idiot de comparse laissa entendre un ronronnement claire sur ses intentions, attirant du mĂȘme coup l’attention de la succube. Avec un sourire affamĂ©, elle se passĂąt un bout de langue sur les lĂšvres avant d’embrasser l’homme. Quelques secondes plus tard, lorsqu’elle le relĂąchĂąt je l’entendis murmurer Tu seras parfait
 » A ces mots Lilou sourit, elle se souvint du goĂ»t Ă©picĂ© qu’avait eut cet amant. Elle ignorait son nom et le reste, mais ce goĂ»t, elle ne l’avait connu qu’une fois. C’était encore l’époque oĂč les villages isolĂ©s ne connaissaient pas les succubes et incubes. L’époque oĂč aucune mĂ©fiance n’était de mise
 Tournant la page qu’elle venait de finir, elle dĂ©couvrit ce qui semblait ĂȘtre un autre chapitre, ou tout du moins un autre jour durant lequel son esclave avait eu le temps de relater sa vie
 Mais au fil des lignes, Lilou dĂ©couvrit que Pez ne racontait plus la mĂȘme histoire
 Loin d’ĂȘtre sous l’influence de son pouvoir de sĂ©duction, je peux aujourd’hui affirmer que mon Ăąme entiĂšre restera Ă  jamais fidĂšle Ă  cette femme. C’est idiot je le sais car elle-mĂȘme n’hĂ©sitera pas un moment Ă  me tuer le jour oĂč je ne l’intĂ©resserais plus. Mais j’ai dĂ©couvert tant de choses sur elle que je crois qu’elle a prit une place bien spĂ©ciale dans mon cƓur. Avant toute chose je vais vous la dĂ©crire car c’est important de connaĂźtre son caractĂšre avant que je vous expose ce que j’ai dĂ©couvert
 »Fronçant les sourcils, Lilou se demandĂąt ce que Pez avait bien pu Ă©crire sur elle. Et surtout ce qu’il avait dĂ©couvert qui l’avait rendu si loyale Ă  une maĂźtresse qui n’hĂ©sitait jamais Ă  ĂȘtre cruelle avec lui
 Tournant la page, elle entreprit de lire la suite Par oĂč pourrais-je bien commencer pour dĂ©crire cette femme ? Il y a tant de choses Ă  dire et si peu de temps pour que je les Ă©crive
Au premier regard j’ai sentit que cette femme Ă©tait du genre Ă  aimer la violence, les suppliques et les douleurs infligĂ©es aux autres. Du genre sadique, ma maĂźtresse a toujours su se montrer imaginative en matiĂšre de tortures
 Sourdes Ă  toutes implorations, elle prend plaisir Ă  voir jaillir le sang, voir les muscles du condamnĂ© se tendre sous ses doigts agiles ou encore observer la lumiĂšre de vie s’éteindre dans le regard du torturĂ©. Oui je crois que si elle a un passe temps favoris, ce doit ĂȘtre celui lĂ . C’est sans doute pour cette raison qu’elle possĂšde une clĂ© qui mĂšne direct Ă  la salle de torture du chĂąteau
RusĂ©e, son esprit retords semble fonctionner Ă  la vitesse d’un prĂ©dateur qui chasse sa proie. Il lui arrive d’ailleurs trĂšs souvent d’avoir des coups d’avance sur le reste du monde. Ses plans s’échafaudent si vite qu’il semble impossible d’arrĂȘter la machination une fois qu’elle est en marche. Et pour rĂ©ussir lĂ  oĂč les autres en sont incapables, elle n’hĂ©site pas Ă  utiliser toutes les armes Ă  sa disposition. Que ce soit ses charmes, la manipulation, les armes blanches ou encore ses oui, l’un de ses autre passe temps favoris ou plutĂŽt passion, sont les plantes et les venins. Elle est capable de crĂ©er de tels poisons qu’il vaut parfois mieux mourir torturĂ© par ses soins que d’en avaler une goutte. J’ai eu l’occasion de voir sa rĂ©serve et pour tout dire, Ă  juste voir les flacons je me suis sentit nausĂ©eux. Mais ne vous y trompez pas, si elle fabrique des poisons Ă  merveilles, elle possĂšde aussi la capacitĂ© de rĂ©aliser des antidotes en tout genre. Elle est d’ailleurs la guĂ©risseuse officielle du roi. Bien que je pense qu’elle se soit autoproclamĂ©e, elle en a les aptitudes. Car aussi Ă©trange que cela puisse ĂȘtre, elle est aussi une trĂšs bonne guĂ©risseuse. Son savoir en connaissance des plantes lui aura sans doute permis d’en savoir cette femme possĂšde beaucoup de dĂ©fauts, qui pour elle, sont peut-ĂȘtre des qualitĂ©s, Ă  mes yeux certaines partie de son caractĂšre sont trĂšs belles. Par exemple, sa loyautĂ© envers Markhal. Quoi qu’il veuille elle le sert avec dĂ©fĂ©rence et respect. Dans un monde ou la loyautĂ© est une denrĂ©e trĂšs rare, je ne m’attendais pas Ă  la trouver ici, entre ces deux dĂ©mons ! Sans parler de la confiance qu’elle place en lui. J’ignore s’il s’agit d’amour ou simplement de respect qui la lie Ă  ce roi malĂ©fique, mais il semble qu’elle lui ait offert son Ăąme. Au fil de mes observations j’ai d’ailleurs put comprendre que si je pouvais parfois me permettre de critiquer ou de mettre en doute ses choix, elle ne me permettrait jamais d’en faire pareil en ce qui concerne son roi, comme elle dit. Pourtant, si elle ne me le permet pas, j’ai dĂ©jĂ  put entendre ma maĂźtresse exposer son avis de maniĂšre virulente face au roi. GĂ©nĂ©ralement, elle le fait lorsqu’ils sont seuls. Mais bien vite, ils oublient que nous, les esclaves et serviteurs nous travaillons tout prĂšs car leur voix sont si fortes qu’elles passent au travers des murs
 Et c’est pour cette raison que moi, Pez, je surveille leur arriĂšre en refoulant tous les curieux qui oseraient cesser leur ouvrage au profit d’une Ă©coute indiscrĂšte
 Enfin bref, ça n’empĂȘche qu’en fin de compte, elle se plie toujours aux ordres du roi
Pour ceux qui liront mes prochains mots, je sens que vous ne pourrez me croire. Mais sachez que tout e que je raconte est la pure vĂ©ritĂ© et surtout que ni Lilou ni moi n’avons de bĂ©nĂ©fice Ă  ce que vous le croyiez. Et sachez aussi que ma maĂźtresse ignore tout de ce journal, que ce n’est donc pas elle qui m’a demandĂ© d’écrire ces lignes et que si elle tombait dessus
 Enfin bref, je continue
J’ai aussi pu dĂ©couvrir que cette femme pouvait ĂȘtre trĂšs tendre. Oh bien sĂ»r peu de gens ont eu l’occasion de le voir. Mais Ă  plusieurs occasions, que ce soit avec Markhal bien sĂ»r, Saraya ou encore moi, je l’ai vue relĂącher ses liens pour le tĂ©moigner en secret. Je suis donc certain que si quelqu’un rĂ©ussissait Ă  passer le barrage qu’elle s’est forgĂ© au fil de son histoire, il dĂ©couvrirait un amour tendre et chaleureux que seul lui verrait. Pour ma part je sais que je ne suis pas le bon
 Aussi n’ai-je jamais tentĂ© de profiter de ma dĂ©couverte. Je suis d’ailleurs intimement convaincu que quelqu’un possĂšde dĂ©jĂ  cette place sans le savoir. Sans mĂȘme que Lilou le sache d’ailleurs. PossĂ©dant un sens de l’humour innĂ©, ma maĂźtresse laisse souvent apparaĂźtre son cĂŽtĂ© humour noir Ă  quiconque discuterait avec elle. Mais encore une fois, pour avoir vĂ©cu au quotidien avec elle, je sais que sous cette dĂ©mone se ache une jeune femme Ă  l’humour elle vit avec des poids du passĂ© qu’elle garde pour elle. Je sais cela car parfois lors des nuits fiĂ©vreuses ou elle Ă©tait malade, je l’ai entendue marmonner d’abominable histoire qui lui Ă©tait arrivĂ© plus tĂŽt. Et croyez moi, elle a un courage impressionnant quand on la voit se battre contre ses propres dĂ©mons et aussi servir ce qui lui semble me semble avoir tout dit. Je vais retourner Ă  mes tĂąches et continuer Ă  servir celle qui sera Ă  jamais ma maĂźtresse
 »Lilou dĂ©crocha son regard du texte qu’elle venait de lire. Un tourbillon d’émotions l’assaillit comme jamais au par avant. Elle n’était pas certaine de tout comprendre dans les mots de son serviteur. Mais ce qui Ă©tait sĂ»r c’était que jamais plus, elle ne trouverait quelqu’un comme lui. Refermant dĂ©licatement le livre, elle le rangea dans sa sacoche sans plus rĂ©flĂ©chir. En ce qui le concernait, elle verrait ce qu’elle en ferait plus tard. Puis sans plus un mot, elle repartit d’oĂč elle Ă©tait venue
 } Vue De L'IntĂ©rieurNaissance et premier choix Lilou naquit dans une fille de nobles d’un village trĂšs reculĂ©. Son pĂšre, Erwan, avait gagnĂ© sa fortune Ă  la sueur de son front. Bijoutier de renom, il tomba un jour amoureux de l’une de ses servantes, une succube ayant jouĂ© de son charme. L’homme, trĂšs croyant, et surtout effrayĂ© par les enfers, n’essaya jamais d’obtenir, de force l’amour qu’il voulait qu’elle lui tĂ©moigne. Il rĂ©ussit Ă  la sĂ©duire, car elle aimait jouer avec lui, aprĂšs trois annĂ©es de travail acharnĂ©. Ce qu’il ignorait c’était que sa nouvelle Ă©pouse, Mika, Ă©tait une succube. Ce qu’il ignorait Ă©galement c’était que lui-mĂȘme Ă©tait un semi-succube. Mais, il l’ignorait car dĂšs que son propre pĂšre s’était rendu compte que sa femme n’était pas humaine, c'est-Ă -dire quand le charme c’était rompu, il l’avait brĂ»lĂ©e vive et avait cachĂ© la vĂ©ritĂ© Ă  son fils, qui fort heureusement n’avait que trĂšs peu de ressemblance avec sa et Erwan eurent un premier enfant, Desek, un garçon magnifique et intelligent. Dans ses yeux pĂ©tillait une incroyable intelligence et une bontĂ© naturelle. Le garçon avait 6 ans lorsque Lilou naquĂźt. Chez elle, on ne voyait pas la mĂȘme bontĂ© dans ses yeux, juste une prĂ©disposition Ă  la cruautĂ©. Mais l’amour rend aveugle et le Erwan ne remarqua rien. Par contre, Mika le vit et sut que cette enfant Ă©tait exactement ce qu’elle avait tant attendu
Lilou, elle aussi d’une grande beautĂ©, attira les sympathies et se montrait elle-mĂȘme trĂšs douĂ©e pour les garder. Son pĂšre aimait l’emmener au travail pour attendrir les femmes et ainsi profiter de leur sensibilitĂ©. Mais trĂšs vite, Lilou s’ennuya de cet endroit et son pĂšre arrĂȘta. DĂ©s l’ñge de 8 ans, elle montra une intelligence Ă©tonnante pour son avait alors 15 ans et son pĂšre le couvait. Il l’avait entraĂźnĂ© dans sa croyance en la force de la magie blanche. Il vivait dans la prospĂ©ritĂ© et la joie grĂące Ă  l’empereur qui rĂ©gnait avec gĂ©nĂ©rosité Sa mĂšre, qui n’en pouvait plus de l’orgueil grandissant de son mari, et surtout par envie personnelle, entreprit d’initier sa fille Ă  certains de ses pouvoirs
 TrĂšs vite, elle se rendit compte que sa fille en dehors des soirs qu’elles passaient entre elles, Lilou passait beaucoup de temps avec son frĂšre et ses amis, ne semblant pas si diffĂ©rente. Elle apprenait avec son frĂšre beaucoup de choses l’art du combat, la tactique et comment user de son charme. Plus les annĂ©es passaient plus Lilou grandissait en beautĂ© et en intelligence. Mais un soir, elle surpris son frĂšre qui se disputait avec sa mĂšre. Il hurlait et semblait comme fou. Sa mĂšre le calma immĂ©diatement en voyant Lilou arriver. Elle a remit coucher et emmena son fils dans un lieu secret. LĂ , sans hĂ©sitation, elle le sĂ©duit avec son pouvoir et lui ordonna de se suicider dans un lieu trĂšs secret pour que jamais Lilou ne puisse connaĂźtre la annĂ©es passĂšrent, Lilou avait Ă©tĂ© trĂšs affectĂ©e par la disparition de son frĂšre. Elle avait perdu toute sa joie de vivre et Ă©vitait le plus possible ses parents. Sa mĂšre supportait trĂšs mal se rejet, elle partit donc la plupart des nuits dans le village, touchant les hommes avec son pouvoirs et en tuant la moitiĂ© le lendemain. Elle revenait le matin comme si de rien Ă©tait et essayait sans succĂšs de parler avec sa fille
Un soir, sa tante vint dans la maison, hurlant comme une truie. Elle venait de perdre son mari et savait que c’était par la faute de Tu n’est qu’une sorciĂšre, une
 une dĂ©mone
 une succube!Lilou fut alors surprise de voir de la peur se peindre sur le visage angĂ©lique de sa tante hystĂ©rique car elle savait cela depuis bien longtemps et croyait que tout le village le savait aussi, de plus elle ne savait pas de quoi elle pouvait bien avoir peur
 La jeune femme recula de sa mĂšre comme si celle-ci allait se jeter sur elle pour la tuer. Puis d’un coup Mika tourna son regard vers sa fille assise dans la cage d’escalier qui les regardait, bouche bĂ©e. Carine, sa tante, remarqua alors sa niĂšce et voulut la protĂ©ger, elle couru vers Lilou et la prit dans ses Lilou, va vite te coucher et
 ferme ta chambre Ă  clé - Pourquoi ?- Vas-y et ne discute pas !Voyant la peur et l’horreur dans les yeux de Carine, Lilou se leva et remonta dans sa chambre en jetant un dernier regard Ă  sa mĂšre. Sa tante redescendit et rejoignit Mika. A peine il ne regardait plus Lilou que celle-ci revint s’asseoir au mĂȘme Ne la touche jamais, sinon
- Sinon ? Carine, c’est de ma fille que nous parlons
- Je sais mais tu es folle, tu pourrait faire n’importe quoi
 mon mari, c’était ton beau frĂšre !- Oui, je sais
Un sourire carnassier apparut alors sur le visage de Mika. Elle semblait folle, prĂȘte Ă  sauter sur tout ce qui pouvait bouger. Lilou qui Ă©tait redescendue remarqua que Carine tenait une dague fermement dans sa main droite tandis que sa mĂšre avançait doucement vers elle rĂ©flĂ©chit rapidement et bien qu’elle soit habituellement si intelligente, elle ne savait pas qui choisir entre sa mĂšre et sa tante. Elle descendit l’escalier discrĂštement, attrapa une bouteille de vin sur l’armoire et marcha jusqu’à sa tante. Une petite lueur froide Ă©tait apparue dans ses yeux. Elle leva la bouteille et frappa violemment Carine dans la nuque. La bouteille se fracassa libĂ©rant un flot de vin bordeaux. Carine s’affala sur le sol face aux pieds de Mika qui regardait sa fille avec une Ă©motion Ă©trange. Lilou ne la regarda mĂȘme pas, il fallait qu’elle rĂ©flĂ©chisse Ă  ce qu’elle allait faire d’elle
 - Ne t’inquiĂšte pas, elle ira au paradis
Lilou dĂ©posa dĂ©licatement un baiser sur le front de la jeune femme et se lĂ , elle sut exactement ce qu’elle Ă©tait
 La jeune fille attrapa discrĂštement la dague. Le choix n’avait pas Ă©tĂ© long, c’était elle ou sa mĂšre. Elle savait que sa mĂšre n’hĂ©siterait pas, elle le voyait dans ses s’approcha de la femme, en souriant
- "Je sais
 Mais oĂč allons nous la mettre ? »Elle n’avait pas finit sa phrase qu’elle se trouvait assez proche de sa mĂšre pour la poignarder. Elle lui enfonça la dague dans le flan, alors que sa mĂšre s’effondrait, elle retira la dague et la replanta en plein cƓur cette fois. La femme mourut sur le par contre,
 je ne suis pas sĂ»r que tu y seras la bienvenue
Lorsque son pĂšre revint de son travail, il voulu s’entretenir avec sa femme, car il voulait choisir le futur Ă©poux de Lilou. Il voulait un jeune homme riche. Mais alors qu’il la cherchait, Lilou le prĂ©vint qu’elle semblait malade
 L’homme se rendit rapidement au chevet de sa femme et la trouva allongĂ© dans son lit, la couverture remontĂ©e jusqu’en haut de son toucha doucement le haut du crĂąne et sentit qu’elle Ă©tait fiĂ©vreuse. Mais avant qu’il ait pu regarder le corps de sa femme, Lilou lui planta sa dague entre les omoplates. Il fallait qu’elle fasse disparaĂźtre tous les tĂ©moins potentiels. Elle le laissa tomber sur le lit. Elle transporta ensuite le corps de sa tante et la dĂ©posa Ă  cĂŽtĂ© de ses parents. Elle Ă©tait toujours inconsciente. AprĂšs ça, Lilou se rendit dans sa salle de bain, se lava le corps et se changea. Elle prit des vĂȘtements, tout l’argent de sa famille et mit le feu Ă  la maison aprĂšs ĂȘtre sortie
 Elle resta lĂ  un long moment, Ă©coutant les cris de sa tante qui brĂ»lait vive dans la Ă  cette nuit, elle partit pour AloĂŻs. Elle y vĂ©cu quelques mois jusqu’à ce qu’elle entende parler du royaume de Soras et de l’histoire de son maĂźtre. Etrangement attirĂ©e par cette histoire, la jeune femme sentit qu’il Ă©tait temps pour elle de s’y rendre et de vivre une nouvelle vie
La guerre du dragon et ce qui suivit Depuis leur dĂ©part du chĂąteau EbĂšne, Lilou Ă©tait silencieuse. MĂȘme si elle Ă©tait certaine que Soras gagnerait grĂące Ă  leur roi, les derniers ordres qu’il lui avait donnĂ©s restaient inscrit dans son esprit comme au fer rouge. Bien qu’elle ait soulevĂ© des objections le roi ne lui avait pas laissĂ© le choix. Et si d’ordinaire il lui arrivait encore de l’écouter, pour cette fois, il Ă©tait restĂ© stoĂŻque. Sa dĂ©cision avait Ă©tĂ© prise bien avant qu’il ne lui parle de son la succube jeta un Ɠil aux alentours, essayant de se rassurer face aux dĂ©ploiements d’une armĂ©e Ă©clectique mais assoiffĂ©e de sang. Oui, ce soir, Soras serait face Ă  leur ennemi l’armĂ©e s’arrĂȘta, se contentant de toiser les elendiliens dans l’attente d’un geste de leur roi. Pourtant avant que l’assaut soit lancĂ©, les seigneurs des deux royaumes se rejoignirent au centre du champ de bataille. Pour ces palabres, Lilou savait que Markhal n’avait pas besoin d’elle. Au contraire, elle serait une gĂȘne dans les dĂ©bats, le faisant passer pour un faible ayant besoin de soutien. Aussi le regarda-t-elle sans dire un mot, se contentant de surveiller ses arriĂšres et d’attendre un signe de sa vite ce fut terminĂ© et Markhal revint Ă  ses troupes pour leur annoncer que le combat allait pouvoir commencer. Des cris de joies s’échappĂšrent alors de l’armĂ©e qui ne demandait que de pouvoir passer Ă  l’attaque. Lilou sortit ses armes et se prĂ©para Ă  l’assaut. Elle aussi Ă©tait prĂȘte Ă  tuer sur son passage
Et au son des trompettes et des tambours la combat put commencer. Tous purent charger vers l’ennemi et mettre sa force et son courage Ă  l’épreuve. Dans la mĂȘlĂ©e, Lilou se battait avec rage. Soras ne pouvait pas ĂȘtre terrassĂ©. DU coin de l’Ɠil, elle suivait la trace de Markhal. Veillant Ă  toujours savoir oĂč il se trouvait afin de pouvoir lui venir en aide tout Ă  coup, elle l’entendit hurler. Tournant les yeux vers lui, elle ne put esquiver une lame qui lui entailla le bras. Ne pouvant pas rejoindre Markhal immĂ©diatement, elle se tourna vers l’assaillant pour dĂ©fendre sa vie. Le duel ne dura que quelques secondes et alors qu’elle lui enfonçait la lame dans le corps, un terrible sĂ©isme la fit reculer. Se tournant Ă  nouveau vers l’endroit oĂč se trouvait Markhal, elle Ă©carquilla les la succube vit la source du sĂ©isme, son cƓur se serra. Cela faisait des mois qu’elle essayait d’enrayer la malĂ©diction qui tenait son roi. Et au moment prĂ©cis oĂč la reine d’Elendil mourrait, au moment prĂ©cis oĂč la guerre tournait en leur faveur, Markhal Ă©tait rattrapĂ© par le don que lui avait fait Krynn. Elle le vit lĂącher ses cimeterres lors que son corps se modifiait et que les Ă©cailles prenaient d’assaut les derniers restes de peau du roi. Elle vit son corps se dĂ©former et grandir encore alors que la taille du mĂ©tis Ă©tait dĂ©jĂ  si imposante. Et dans un dernier de douleur, les derniĂšres parcelles du semi-dĂ©mon laissĂšrent place au nouveau dragon. Dans le regard de la crĂ©ature plus aucune trace de l’esprit de Markhal
 Le roi que Lilou respectait, n’était continua pourtant Ă  massacrer tous les Elendiliens qui rencontraient sa lame empoisonnĂ©e. Sa soif de vengeance Ă©tait si forte que son regard ne capta pas tout de suite que le dragon s’était mit Ă  tuer tout ce qui bougeait. Que ce soit des sorassiens ou leurs ennemis. ArrĂȘtant sont mouvement en plein vol, elle remarqua alors la panique qui avait Ă©treint les deux armĂ©es. Tandis que les Elendiliens resserraient les rangs, Lilou dut utiliser toute sa volontĂ© et sa force pour reprendre les rennes de l’armĂ©e impĂ©tueuse que formait le peuple de Soras. C’est alors que Lilou vit Robin de Langcaster partir Ă  l’attaque du dragon. Ne pouvant rien faire pour son roi, elle dĂ©cida de continuer sa tĂąche jusqu’à ce qu’elle puisse Ă  nouveau faire quoi que ce soit d’utile pour Markhal. Car la promesse qu’elle lui avait faite de protĂ©ger Soras et de sauver le dernier espoir de rĂ©ussite la faisait agir. Et tandis que les deux roi se battaient dans les aires, Lilou relança le nouvel assaut des troupes pour ne laisser aucune chance Ă  Elendil de bien vite la guerre prit un autre aspect. Et tandis qu’une lumiĂšre bleutĂ©e brillait dans le ciel, Lilou vit les troupes ennemies scander une mĂ©lopĂ©e qui devait donner un nouveau pouvoir Ă  Robin. Hurlant de toutes ses forces, elle pointa en direction des elendiliens sa lame Ne les laisser pas continuer ! Tuez les tous ! » Mais dĂ©jĂ  la lumiĂšre devenait encore plus brillante, Ă©blouissant les apparut une masse sombre dans le ciel qui tomba et s’écrasa sur le sol dans un dernier Ă©clat de magie. Markhal avait Ă©tĂ© vaincu. Ne voyant qu’un nuage de fumĂ©e, Lilou comprit au cri victorieux de Robin que Soras avait Ă©tĂ© vaincue. Mais s’ils avaient gagnĂ© la bataille, ils ne gagneraient pas la guerre. Rapidement, Lilou rappela les troupes. Il Ă©tait temps pour elle de prouver sa loyautĂ© au roi en respectant la promesse qu’elle lui avait faite. Tandis qu’elle s’enfuyait, elle sentit une onde glacĂ©e lui transpercer le cƓur avant de le serrer jusqu’à l’étouffer. Jamais pareille douleur ne lui avait tenu les entrailles
Elle ignorait encore si le roi Ă©tait mort mais dans tous les cas, elle le vengerait et s’il vivait alors elle le sauverait, quel qu’en soit le Ă  cela, elle emmena une partie des troupes avec elle Ă  Neakor, la ville souterraine qui Ă©tait cachĂ©e dans les montagnes. LĂ , un campement fut vite improviser ainsi qu’une infirmerie. Lilou connaissait son rĂŽle en l’absence de Markhal, elle devait restaurer les troupes avant de pouvoir repartir en guerre contre leur ennemi. Aussi fit elle bien attention de garder le plus de vivants parmi les combattants qui Ă©taient blessĂ©. Certains, jugĂ© plus important que les autres par la succube Ă©tait soignĂ© par elle, et par elle seule. Ceux lĂ , elle en Ă©tait certaine, vivraient. Elle ne sut combien de temps s’était Ă©coulĂ© depuis leur dĂ©faite quand Alienor Sarayan la chef des assassins se prĂ©senta Ă  elle, mais le plus important fut qu’ils soient lĂ . Car mĂȘme si la succube ne l’avouerait jamais elle Ă©tait heureuse de voir Alienor vivante. En effet, la conseillĂšre savait que le roi avait du respect pour cette femme, aussi Lilou pouvait certainement compter sur elle autant que sur Ă  leur retour, les trois femmes commencĂšrent Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  quelle tactique elles emploieraient. Autant dire que si chacune d’elles possĂ©daient son idĂ©e sur la chose, presqu’aucune ne tombaient d’accord. Et Ă  ce moment prĂ©cis, Lilou avait besoin de temps pour rĂ©flĂ©chir Ă  ce qui serait le plus intĂ©ressant pour leurs troupes encore mal remise du combat qui s’était jouĂ© plus puis un jour, une nouvelle parvint Ă  ses oreilles. Le roi, Markhal n’était pas mort. EnfermĂ© dans une prison d’Elendil, il attendait son heure. Suite Ă  cette rĂ©vĂ©lation, il ne fallut que trĂšs peu de temps Ă  Lilou pour Ă©chafauder un nouveau plan plus retord que les prĂ©cĂ©dents. Infiltrer le peuple innocent de Novaris et l’amener Ă  entrer en contact avec Elendil
SĂ©parant le reste des troupes en petits groupes, Lilou prit le premier pour rejoindre Novaris. Et quand les ordres furent donnĂ©s, tous s’éparpillĂšrent dans ce nouveau royaume qu’était Novaris. Sous sa nouvelle identitĂ©, Lilou se fit passer pour une guĂ©risseuse et s’implanta non loin du chĂąteau. Puis elle entreprit d’empoisonner tous les autres guĂ©risseurs y comprit celui du roi et pour ne pas ĂȘtre suspecte, elle empoisonna une partie de la ville et par la mĂȘme occasion le roi li mĂȘme. Il ne fallut pas longtemps pour qu’on vienne la quĂ©rir. Evidemment, elle possĂ©dait le remĂšde miracle qui sauva le peuple et le suzerain alors que le guĂ©risseur du roi lui-mĂȘme n’y Ă©tait pas parvenu. Il fut convenu qu’elle prenne sa place. Et la voici qui fit ses premier pas dans le chĂąteau. A force de charme, elle rĂ©ussit petit Ă  petit Ă  prendre de plus en plus d’influence aux yeux du roi. Puis quand elle fut certaine qu’elle commençait Ă  prendre une bonne place, elle se permit de lui montrer toute son intelligence et ses capacitĂ©s en matiĂšre de gestion. Il ne fallut plus trĂšs longtemps pour qu’elle penne la place de chanceliĂšre contre l’avis du meilleur ami du prĂ©sent, elle gĂšre au mieux sa petite entreprise. Elle voit certains sorassiens prendre de bonne place et mĂšne tout ça vers les accords avec krynn. A prĂ©sent, elle n’a plus qu’une idĂ©e en tĂȘte, dĂ©livrer Markhal et, accessoirement, tuer Robin.} Derniers DĂ©tails‱‱ Faction choisie Ex-Sorassienne, officiellement habitante de Novaris‱‱ MĂ©tier chanceliĂšre du roi‱‱ Pouvoir/Magie/Gardien SĂ©duction et ArrĂȘt du temps'Cause I'm a player‱‱ Âge 21 ans‱‱ Comment avez-vous connu le forum ? Raaa cete histoire d'amour est si longue Ă  raconter... mais qui sais, un jour je vous la conterai peut-ĂȘtre ‱‱ PrĂ©sence possible ? Le plus souvent possible bien sĂ»r !!!‱‱ Un commentaire Ă  faire ? FileOpĂ©ration Thalie EnvolĂ©e - Spleen - Je suis comme le roi d'un pays pluvieux - Charles redirect) Transcode status Update transcode status. Format Bitrate Download Status Encode time; MP3: 110 kbps: Download file. Completed 23:29, 23 December 2017: 2.0 s: File usage on other wikis. The following other wikis use this file: Usage on fr.wikisource.org Les
Je suis comme le roi d’un pays pluvieux,Riche, mais impuissant, jeune et pourtant trĂšs vieux,Qui, de ses prĂ©cepteurs mĂ©prisant les courbettes,S’ennuie avec ses chiens comme avec d’autres ne peut l’égayer, ni gibier, ni faucon,Ni son peuple mourant en face du bouffon favori la grotesque balladeNe distrait plus le front de ce cruel malade ;Son lit fleurdelisĂ© se transforme en tombeau,Et les dames d’atour, pour qui tout prince est beau,Ne savent plus trouver d’impudique toilettePour tirer un souris de ce jeune savant qui lui fait de l’or n’a jamais puDe son ĂȘtre extirper l’élĂ©ment corrompu,Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,Il n’a su rĂ©chauffer ce cadavre hĂ©bĂ©tĂ©OĂč coule au lieu de sang l’eau verte du LĂ©thĂ©.
Jesuis comme le roi d'un pays pluvieux, Riche, mais impuissant, jeune et pourtant trĂšs vieux, Qui, de ses prĂ©cepteurs mĂ©prisant les courbettes, S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bĂȘtes. Rien ne peut l'Ă©gayer, ni gibier, ni faucon, Ni son p Les grandsclassiques PoĂ©sie Française 1 er site français de poĂ©sie Les Grands classiques Tous les auteurs Charles BAUDELAIRE Spleen Je suis comme le roi d'un pays pluvieux Spleen Je suis comme le roi d'un pays pluvieux Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,Riche, mais impuissant, jeune et pourtant trĂšs vieux,Qui, de ses prĂ©cepteurs mĂ©prisant les courbettes,S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres ne peut l'Ă©gayer, ni gibier, ni faucon,Ni son peuple mourant en face du bouffon favori la grotesque balladeNe distrait plus le front de ce cruel malade ;Son lit fleurdelisĂ© se transforme en tombeau,Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,Ne savent plus trouver d'impudique toilettePour tirer un souris de ce jeune savant qui lui fait de l'or n'a jamais puDe son ĂȘtre extirper l'Ă©lĂ©ment corrompu,Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,Il n'a su rĂ©chauffer ce cadavre hĂ©bĂ©tĂ©OĂč coule au lieu de sang l'eau verte du LĂ©thĂ©. Linvitation au voyage, introduction : « L’Invitation au voyage » se situe au cƓur de la section « Spleen et IdĂ©al » des Fleurs du Mal. Baudelaire Ă©voque ici un monde idĂ©al et nous livre sa vision de la poĂ©sie. Il s’adresse Ă  la femme aimĂ©e et l’invite Ă  un voyage particulier, Ă  la fois rĂ©el et imaginaire (I) mais aussi
I- LE PARADIS PERDU L'enfance Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus », Ă©crira Proust. Baudelaire, mĂȘme dans les phases les moins optimistes de sa vie, ne croyait pas que l'enfance fĂ»t un paradis tout Ă  fait perdu. Rien, note-t-il vers 1860 Ă  propos de Constantin Guys, ne ressemble plus Ă  ce qu'on appelle l'inspiration, que la joie avec laquelle l'enfant absorbe la forme et la couleur. J'oserai pousser plus loin... L'homme de gĂ©nie a les nerfs solides ; l'enfant les a faibles. Chez l'un, la raison a pris une place considĂ©rable ; chez l'autre, la sensibilitĂ© occupe presque tout l'ĂȘtre. Mais le gĂ©nie n'est que l'enfance retrouvĂ©e Ă  volontĂ©. » Pour Proust, la perte de l'enfance est dĂ©finitive et irrĂ©mĂ©diable. Tout au plus l'artiste a-t-il le privilĂšge de rappeler par la mĂ©moire l'enfant qu'il Ă©tait. Pour l'adulte, les fleurs ne sont plus de vraies fleurs, parce qu'il a perdu Ă  jamais le pouvoir de s'Ă©tonner. De ce pouvoir, l'artiste, selon Baudelaire, dispose encore. C'est un capital dont il est devenu conscient au pouvoir d'Ă©merveillement qui lui est restĂ©, il a ajoutĂ© ces acquisitions de l'Ăąge adulte que sont les dons d'analyse et d'organisation. Ainsi l'enfance retrouvĂ©e Ă  volontĂ© » pourra s'Ă©panouir en Ɠuvres. Si peu enclin qu'il fut aux confidences directes, Baudelaire a tout de mĂȘme Ă©voquĂ© XCIX, Je n'ai pas oubliĂ©... le souvenir de l'enfance heureuse entendons avant le remariage de sa mĂšre. Ce poĂšme, d'ailleurs trop ancien pour ĂȘtre marquĂ© du vĂ©ritable sceau du poĂšte, reflĂšte une Ă©motion trĂšs vive - tout comme le suivant, consacrĂ© au souvenir de Mariette, la servante au grand cƓur ». La maison de Neuilly et la chĂšre Mariette appartenaient Ă  l'univers d'avant la faute, et si dans le poĂšme C on voit poindre un reproche, que Baudelaire adressait Ă  sa mĂšre, c'est que le poĂšte est conscient d'ĂȘtre seul Ă  estimer le prix du paradis perdu Mais le vert paradis des amours enfantines, Baudelaire l'a Ă©voquĂ© avec la force du gĂ©nie dans MƓsta et errabunda » LXII. Le poĂšme est dĂ©diĂ© Ă  une certaine Agathe, et il est effectivement rangĂ©, par sa place dans le recueil, dans la catĂ©gorie des inspirations diverses ». Faut-il appliquer Ă  cette inconnue le titre latin, qui signifierait alors triste et errante » ? Ou faut-il prendre les deux adjectifs pour des neutres, choses tristes et errantes », c'est-Ă -dire quelque chose comme autant en emporte le vent » ? Dans le premier cas, on saisit qu'Agathe n'a fait que traverser la vie de Baudelaire ; dans le second, que ce sont des propos de bal. Car les strophes de MƓsta et errabunda » ont le rythme de la valse, et, ce mouvement circulaire, le cinquiĂšme vers, qui rĂ©pĂšte le premier, ramĂšne les danseurs au point de dĂ©part. Il est clair qu'Agathe s'est, autant que le poĂšte, Ă©loignĂ©e de l'innocence de l’enfance, et ils peuvent l'un et l'autre regretter le vert paradis » Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs Et l'animer encor d'une voix argentine, L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs ? Pour que le poĂšme puisse sĂ©crĂ©ter sa fine mĂ©lancolie, il fallait que la question restĂąt sans rĂ©ponse. La notion de paradis perdu est d'une ambiguĂŻtĂ© fondamentale, car on peut Ă  volontĂ© mettre l'accent sur le premier mot ou sur le second. Et il est Ă©vident que Baudelaire et Agathe -les trois premiĂšres strophes nous le montrent - sont plongĂ©s dans la dĂ©tresse quand ils regardent la rive Ă©merveillĂ©e de l'enfance. L'Ăąge d'or Leconte de Lisle et d'autres contemporains de Baudelaire ont vu dans le paganisme grec la jeunesse du monde, qu'hĂ©las !la notion chrĂ©tienne du pĂ©chĂ© est venue ensuite assombrir. Selon cette conception, le monde autrefois Ă©tait jeune et beau, les instincts s'y Ă©panouissaient dans une libertĂ© heureuse, tous les ĂȘtres y vivaient dans l'harmonie. Chez Baudelaire, l'idĂ©al tahitien » de la libertĂ© sexuelle qui s'exprime dans la GĂ©ante XIX procĂšde d'une inspiration trĂšs voisine. Certes, la vision paĂŻenne d'un monde ignorant du pĂ©chĂ© c'est plutĂŽt l'Ăąge d'or de Virgile et d'Ovide que la version biblique de l'humanitĂ© avant la faute peut Ă©tonner dans le contexte des Fleurs du Mal, qui est celui d'un monde fondamentalement marquĂ© par le pĂ©chĂ©. Mais la contradiction n'est qu'apparente. Si la beautĂ©, l'harmonie et la force Ă©taient Ă  l'origine du monde, c'est que les choses n'ont pu ensuite que se dĂ©grader. Et le mythe passĂ©iste qu'il se situe ou non dans un contexte paĂŻen s'oppose trĂšs exactement au mythe du progrĂšs, que Baudelaire n'a cessĂ© de pourfendre. La vie antĂ©rieure Cependant Baudelaire ne s'est pas contentĂ© d'exprimer cette vision du bonheur. Elle se double pour lui d'un sentiment de dĂ©jĂ  vu », de la certitude confuse d'une participation personnelle. D'abord parce que, comme Nerval, et peut-ĂȘtre en partie sous son influence, il est habitĂ© par une mĂ©moire libĂ©rĂ©e de la chronologie, en quelque sorte intemporelle J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans nous confie-t-il dans le second SPLEEN LXXVI, qui commence par ce vers. Et prĂ©cisĂ©ment l'abondance de ces souvenirs n'est concevable que dans la mesure oĂč le poĂšte a vĂ©cu d'autres existences. D'autres existences, mais des existences heureuses. Cette prĂ©cision, qui ne va pas de soi, est ici capitale. La rĂ©miniscence baudelairienne, comme celle de Platon1, est liĂ©e Ă  l'idĂ©e d'un bonheur ancien, puisĂ© aux sources de l'Ăąme et oĂč l'Ăąme aspire naturellement Ă  retourner. L'admirable poĂšme de la Vie antĂ©rieure XII trouve dans ce cadre son explication. Le poĂšte se souvient d'un paysage selon son Ăąme. Il y goĂ»te des voluptĂ©s calmes. Et l'on voit bien que les deux aspects qu'il prĂ©sente sont importants le fait d'y avoir vĂ©cu, et le contraste absolu entre cette vie antĂ©rieure » et la vie moderne. Cette hantise d’un autrefois oĂč le poĂšte Ă©tait exempt de soucis matĂ©riels, oĂč le sens de l'utile ne venait pas corrompre la beautĂ©, oĂč tout Ă©tait mis en Ɠuvre Ă  seule fin de lui faire approfondir le secret douloureux » ne traduit pas seulement l'aspiration du poĂšte Ă  percer le mystĂšre de son ĂȘtre. Il est remarquable que l' ailleurs »soit d'abord un jadis ». II- LE THEME DE L’AILLEURS Si le poĂšte aspire Ă  un autre monde, c'est que ce monde-ci n'est pas sa patrie vĂ©ritable. L'Ăąme ici-bas est en exil, d'oĂč l'importance du thĂšme de l'exil chez Baudelaire exil d'Andromaque, exil du cygne LXXXIX, exil de l'albatros II, qui est l'exil mĂȘme du poĂšte. La recherche d'un ailleurs traduit donc l'aspiration Ă  la patrie vĂ©ritable, aspiration tantĂŽt paisible, tantĂŽt furieuse any where out of the world, n'importe oĂč hors du monde titre d'un petit poĂšme en prose ». De cette tendance il rĂ©sulte que chez Baudelaire toute recherche est en mĂȘme temps une Ă©vasion. L'Ă©vasion par les sens Dans les Fleurs du Mal l'amour sensuel est tout entier contenu, nous l'avons vu, dans le cycle de Jeanne Duval de XXII Ă  XXXIX. Dans ce cadre, il y a place pour des tons divers et des inspirations bien diffĂ©rentes, comme le reproche, le remords, la colĂšre. Mais la poĂ©sie des sens brille d'un Ă©clat incomparable dans les deux premiers poĂšmes du cycle, Parfum exotique » et la Chevelure ». Les seins ou les cheveux de la VĂ©nus noire sont le point de dĂ©part d'un voyage vers des rivages heureux ou de charmants climats qui sont assimilĂ©s, dans le second poĂšme, Ă  ceux de l'Asie et de l'Afrique. La grande originalitĂ© de Baudelaire, c'est de faire partir son imagination du sens de l'odorat. Ainsi, l'image traditionnelle chevelure-forĂȘt est elle-mĂȘme renouvelĂ©e, amplifiĂ©e Ă  l'extrĂȘme par l'adjectif aromatique. Et si les tresses suscitent la houle, c'est moins par le truchement de la vue que du toucher. Qu'importe, puisque la grande image de la mer, du voyage exotique est par lĂ  dĂ©clenchĂ©e. Mais c'est l'odeur des lourdes tresses qui triomphe avec les senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. En somme, la prĂ©dominance de l'odorat favorise la fusion de tous les sens, conformĂ©ment Ă  la doctrine des correspondances, et le parfum entĂȘtant des noires tresses conduit, dit le poĂšte, Ă  Un port retentissant oĂč mon Ăąme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur. Le voyage sentimental Comme le cycle de Jeanne, le cycle de Marie Daubrun fait succĂ©der, mais sur un tout autre registre, l'amer au doux et le doux Ă  l'amer. U oĂč rĂ©sonne le mieux la note heureuse, c'est encore dans la recherche d'un ailleurs», ou plus exactement d'une Invitation au voyage LIII. L'origine et la clĂ© du poĂšme se situent, non plus dans une chevelure, mais dans les yeux verts de Marie. Leur Ă©clat voilĂ© suggĂšre au poĂšte un paysage nordique, lumineux et humide. La Hollande n'est pas nommĂ©e dans le poĂšme elle l'est dans son Ă©quivalent en prose XVII, mais les allusions sont tout Ă  fait claires. D'abord parce que c'est Ă  travers ses peintres que le poĂšte imagine la chaude lumiĂšre d'un pays oĂč il n'est pas allĂ©. Mais surtout le mobilier, les fleurs, le commerce avec l'Orient, les canaux, la propretĂ© mĂ©ticuleuse sont autant de dĂ©tails significatifs, on dirait mĂȘme assez conventionnels, si l'originalitĂ© de la vision ne les transcendait. Car la qualitĂ© de la vision, elle est bien dans cet ailleurs » oĂč nous appelle le voyage sentimental dans "Invitation au voyage" LĂ , tout n'est qu'ordre et beautĂ©, Luxe, calme et voluptĂ©. Elle est dans la rĂ©gion platonicienne oĂč se situe l'origine de l'Ăąme. Tout y parlerait A l'Ăąme en secret Sa douce langue natale. Elle est surtout dans l'harmonie rĂȘvĂ©e par le poĂšte entre des yeux de femme et un paysage, entre un Ă©tat d'Ăąme et un rythme, le rythme impair auquel on doit cette exceptionnelle rĂ©ussite. Le vin Le thĂšme du vin n'a Ă©videmment pas revĂȘtu, dans les Fleurs du Mal la forme traditionnelle de la chanson Ă  boire. Mais, traditionnellement, boire, c'est aussi chercher Ă  oublier. Le vin ne pourrait-il, chez Baudelaire, signifier Ă©vasion ? Le problĂšme pourrait ne pas ĂȘtre aussi simple. De l'ivresse vulgaire Ă  l'exaltation dionysiaque, on voit sans peine le rĂŽle que Baudelaire eĂ»t pu attribuer au vin pour s'Ă©vader du monde rĂ©el, sans parler des prolongements possibles vers les paradis artificiels». Avant d'Ă©crire prĂ©cisĂ©ment les Paradis artificiels, Baudelaire n'avait-il pas publiĂ© Du vin et du haschisch comparĂ©s comme moyens de multiplication de l'individualitĂ©? Avouons que cet aspect apparait peu dans Les Fleurs du Mal. Le poĂšme CVI, le Vin et l'assassin », est mĂȘme une condamnation de l'ivresse, considĂ©rĂ©e sous sa forme grossiĂšre. Mais les autres poĂšmes du cycle du vin, l'exception toutefois du Vin des amants », expriment joie, rĂ©confort, apaisement, comme le remarque Antoine Adam, et non pas Ă©vasion. Ces poĂšmes, qui sont anciens, ont Ă©tĂ© Ă©crits avant que Baudelaire ait conçu le titre et le plan des Fleurs du Mal, avant qu'il ait dĂ©finitivement optĂ© pour une vision pessimiste du monde. Ils correspondent Ă  une Ă©poque oĂč il frĂ©quentait Courbet, Proudhon et Pierre Dupont et partageait l'espoir des rĂ©volutionnaires de 1848 en un monde meilleur. Dans ces milieux, note Antoine Adam, il existait une tradition qui cĂ©lĂ©brait dans le vin l'insigne bienfait de Dieu aux travailleurs, le consolateur du pauvre, le rĂ©confort salubre des malheureux ». Peut-ĂȘtre ne faut-il pas exagĂ©rer la nuance qui sĂ©pare consolation et rĂ©confort d'Ă©vasion. Baudelaire a da lui-mĂȘme la minimiser pour faire entrer les poĂšmes du vin dans le plan gĂ©nĂ©ral de son livre. Du moins Ă©tait-il intĂ©ressant de poser le problĂšme, pour constater qu'un poĂšme au moins CVII, le Vin des amants » vante le vin pour l'accĂšs qu'il offre au monde du rĂȘve. Le rĂȘve parisien » Si toute Ă©vasion hors du rĂ©el aboutit au rĂȘve, le RĂȘve parisien en possĂšde un caractĂšre bien particulier et touche Ă  des aspects essentiels de la pensĂ©e et de la sensibilitĂ© de Baudelaire. C'est le rĂȘve d'un architecte urbaniste qui bannirait de sa composition tout Ă©lĂ©ment naturel pour savourer L'enivrante monotonie Du mĂ©tal, du marbre et de l'eau. Plus d'arbres donc, plus rien de vivant tout serait conçu selon la gĂ©omĂ©trie de l'esprit. Une lumiĂšre certes, mais qui ne devrait plus rien au soleil. Nul doute que pour Baudelaire le mĂ©rite de l'art soit de s'Ă©vader de la nature. Il l'a dit dĂšs le Salon de 1846 La premiĂšre affaire d'un artiste est de substituer l'homme Ă  la nature et de protester contre elle.» Loin d'ĂȘtre une mĂšre, ou simplement un guide, la nature est pour Baudelaire un mal. Loin de se fondre en elle, il importe d'en sortir. Et non seulement l'art est ce moyen d'Ă©vasion, mais il ne saurait se dĂ©finir que contre la nature. La mort Mais, en somme, le rĂȘve parisien » aboutit Ă  un Ă©chec, puisque le poĂšme se termine, en un violent contraste, par les deux strophes terribles du rĂ©veil. En rouvrant mes yeux pleins de flamme J'ai vu l'horreur de mon taudis... Échec de l'art donc, et de toutes les tentatives terrestres de recherche d'un ailleurs». L'amour, le vin, l'art, tout est Ă©chec. Nous ne pouvons que retrouver ici la logique interne de l'Ɠuvre, telle qu'elle a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© analysĂ©e. Anywhere out of the word! 1 N'importe oĂč hors de ce monde! Toute Ă©vasion qui ne serait pas un dĂ©part hors de ce monde serait donc illusoire ? C'est bien le thĂšme que dĂ©veloppe Baudelaire en un long poĂšme ce qui est chez lui assez rare et Ă  une place significative, Ă  la fin des Fleurs du Mal. Le dernier chapitre du livre est la Mort », et le dernier poĂšme le Voyage » CXXVI. Si l'homme est tentĂ© par le voyage, c'est qu'il a besoin d'un ailleurs. Mais trouvera-t-il ce qu'il cherche ? Non, puisqu'il ne saurait dĂ©couvrir que ce qu'il porte en lui. Et le spectacle du monde est d'une navrante uniformitĂ©. Les paysages les plus rĂ©putĂ©s sont illusoires, car c'est notre imagination qui les crĂ©e, et notre imagination se passe fort bien du voyage Baudelaire a-t-il eu besoin d'aller en Hollande pour l'Ă©voquer dans son Invitation au voyage » ?. Quant aux sociĂ©tĂ©s humaines, partout le tyran est cruel et jouisseur, partout l'esclave est vil. Il est vain de chercher des diffĂ©rences toutes les civilisations, tous les rĂ©gimes politiques, toutes les religions se valent et valent ce que vaut une humanitĂ© corrompue. Tout voyage terrestre n'est qu'agitation et divertissement. La seule Ă©vasion possible, c'est la mort. Titre donnĂ© par Baudelaire A un de ses petits poĂšmes en prose XLVIII. III- LE SPLEEN Dans le titre du premier - et principal - chapitre des Fleurs du Mal, Spleen et idĂ©al », la conjonction et » a Ă©videmment valeur d'opposition spleen » et idĂ©al » sont des notions contraires. Contraires, mais non indĂ©pendantes. C’est en effet dans la mesure mĂȘme oĂč Baudelaire a visĂ© trĂšs haut l'idĂ©al qu'il s'expose aux dĂ©ceptions et aux Ă©checs et qu'il est amenĂ© Ă  prendre en dĂ©goĂ»t l'existence. C'est pourquoi le poĂšte est l'ĂȘtre au monde le plus exposĂ© au malheur. Plus grande en effet sera l'aspiration l'idĂ©al, moins l'existence sera supportable. Ainsi le spleen peut apparaitre comme la retombĂ©e de l'idĂ©al. En d'autres termes, c'est la quĂȘte de l'absolu l'essence qui rend l'existence difficile. Le spleen ne serait-il pas, en somme, cette difficultĂ© Ă  vivre ? Petite histoire du spleen Spleen en anglais signifie rate ». La mĂ©lancolie ou bile noire passait pour une sĂ©crĂ©tion de la rate, selon la thĂ©orie hippocratique des humeurs. Les deux mots sont donc, en principe, Ă©quivalents. Mais en s'Ă©loignant des racines grecques dont il tire son origine, le mot mĂ©lancolie » s'est usĂ© avec le temps et sans doute aussi par l'abus qui en a Ă©tĂ© fait au dĂ©but du romantisme. Le terme de spleen a Ă©tĂ© importĂ© en France au milieu du XVIIIe siĂšcle, notamment par Diderot qui, en lui donnant le commentaire de vapeurs anglaises », semble vouloir en respecter la spĂ©cificitĂ© britannique. A l'Ă©poque romantique le mot est d'un usage plus frĂ©quent pour dĂ©signer un ennui sans cause et un dĂ©goĂ»t gĂ©nĂ©ralisĂ© de la vie. C'est un terme fort, mais restĂ© assez proche du langage mĂ©dical, quand Baudelaire l'adopte pour lui confĂ©rer une dimension plus philosophique. Naturellement, la rĂ©alitĂ© qu'il Ă©voque avait Ă©tĂ© depuis long­ temps recensĂ©e sous d'autres noms. C'est le taedium vitae dĂ©goĂ»t de vivre du poĂšte latin LucrĂšce. C'est l'ennui de Pascal, qui fait de cette notion un Ă©lĂ©ment capital dans la dĂ©marche de sa pensĂ©e. L'ennui pascalien en effet, loin d'ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un accident, est prĂ©sentĂ© comme la condition naturelle de l'homme, Ă  laquelle il n'Ă©chappe, et de façon prĂ©caire, qu'en se divertissant », c'est-Ă -dire en se dĂ©tournant d'y penser. On notera que dans la derniĂšre strophe de l'avis AU LECTEUR », Baudelaire confĂšre au mot­ clĂ©, l'Ennui avec la majuscule, une violence tout Ă  fait pascalienne. Comment enfin ne pas relier le spleen baudelairien aux philosophies de l'existence ? Pour le Danois Kierkegaard 1813-1855, il s'appelle l'angoisse ce qui nous serre et, plus prĂšs de nous, il prend chez Sartre la forme de la nausĂ©e. De la mĂ©lancolie au spleen On peut dĂ©celer chez Baudelaire des formes douces » du spleen, proches si l'on veut de la mĂ©lancolie lamartinienne, parfois plus insidieuses, et des formes aiguĂ«s », plus conformes sans doute Ă  l'idĂ©e qu'on se fait des Fleurs du Mal. On voit ces deux formes cohabiter- et s'opposer- dans un mĂȘme poĂšme, Chant d'automne » LVI. La deuxiĂšme partie, Ă©clairĂ©e par la lumiĂšre verdĂątre » des yeux de Marie Daubrun, est dans le ton de l'Ă©lĂ©gie, c'est-Ă -dire d'une complainte tendre elle apporte, non pas l'espoir, mais une sorte d'apaisement dans la marche implacable vers l'hiver. Mais cette douceur n'a de sens que par rapport Ă  la duretĂ© du sonnet initial. Des quatre poĂšmes successifs qui portent le titre de SPLEEN », le premier LXXV a beau incorporer les ingrĂ©dients attendus pluie, froid, cimetiĂšre, il Ă©chappe Ă  la distinction entre formes douces et aiguĂ«s du spleen, parce qu'il procĂšde d'un art plus baroque que romantique. L'Ă©motion, comme cela Ă©clate au dernier tercet, est tournĂ©e en dĂ©rision, dĂ©viĂ©e en caricature. Il n'en reste pas moins baudelairien pour autant, mais sur un autre registre, celui de l'ironie ». Les Spleen 2 et 3 LXXVI et LXXVII commencent sur le ton de la mĂ©lancolie douce, mais pĂ©nĂ©trante. Il s'agit d'un spleen de forme insidieuse J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans pourrait ĂȘtre l’introduction d’une rĂ©miniscence heureuse voir la Vie antĂ©rieure, mais elle s'avĂšre pesante, oppressante. Et, de façon significative, la cĂ©lĂšbre statue de Memnon 1 transformĂ©e par Baudelaire en sphinx ne chante plus au lever du jour, mais au soleil qui se couche» Je suis comme le roi d'un pays pluvieux pourrait aussi bien amorcer une complainte douce, mais vite l'atmosphĂšre s'assombrit. Pour Pascal PensĂ©e 142 un roi sans divertissement est un homme plein de misĂšres ». Le roi de Baudelaire est si profondĂ©ment atteint par l'ennui que le remĂšde du divertissement » est sur lui sans effet. Le quatriĂšme poĂšme du mĂȘme titre LXXVIII, le plus cĂ©lĂšbre, nous prĂ©sente le spleen sous sa forme aiguĂ«. L'ennui philosophique y revĂȘt les symptĂŽmes terriblement physiques de l'angoisse. Le ciel bas et l'inĂ©vitable pluie crĂ©ent un univers rĂ©trĂ©ci, fermĂ© par un couvercle » et limitĂ© par des barreaux». Quand, dans ce cachot humide », se dĂ©ploie la faune des tĂ©nĂšbres, Et qu'un peuple muet d'infĂąmes araignĂ©es Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux, le cadre est construit pour faire Ă©clater l'obsession sonore des cloches et les hallucinations visuelles de la fin Et de longs corbillards sans tambours ni musique DĂ©filent lentement dans mon Ăąme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon esprit inclinĂ© plante son drapeau noir. Les aspects physiques du spleen et son sens profond sont ici insĂ©parables. Mots, images et rythmes ont créé un style et un concept qui appartiennent Ă  Baudelaire Ă  jamais. La fuite du temps Quand Baudelaire Ă©crit, dans le GoĂ»t du nĂ©ant » LXXX Et le Temps m'engloutit minute par minute, nous aurions tort d'y voir un propos banal. En prenant la confidence Ă  la lettre, un lien s'Ă©tablit entre le vers isolĂ© et la personne de Baudelaire nous y devinons la tragĂ©die de l'existence et nous la situons aussit8t dans la tonalitĂ© gĂ©nĂ©rale des Fleurs du Mal. Il n'y a Ă  faire qu'un pas de plus remplacer minute » par seconde », et nous avons le mouvement implacable de l'Horloge. Le sentiment de la fuite du temps est un trĂšs vieux thĂšme chez les poĂštes, et il a Ă©tĂ© l'objet Ă  l'Ă©poque romantique d'une orchestration prestigieuse. Mais on a pu dire des grands romantiques que, explorant le tragique de la fuite du temps, ils prenaient le public et eux-mĂȘmes tellement Ă  tĂ©moin que la conscience qu'ils avaient de la beautĂ© de leur chant rendait moins intolĂ©rable la souffrance Ă©prouvĂ©e. Chez Baudelaire, rien de semblable. S'il se donne en spectacle, c'est devant un miroir, et sans complaisance. Le rythme de l'Horloge est implacable Ă  l'irrĂ©mĂ©diable fuite du temps, Baudelaire associe les remords de tous ordres et l'obsession de sa vie manquĂ©e. L'idĂ©e que le dĂ©sespoir trouve dans son expression mĂȘme une compensation esthĂ©tique ne nous vient pas Ă  l'esprit dans le cas de l'Horloge. Nous sommes pris. Le gouffre Pascal avait son gouffre avec lui se mouvant ... Ce n'est pas le premier rapprochement que nous ayons Ă©tĂ© amenĂ©s Ă  faire entre Baudelaire et Pascal. Dans le Gouffre » additions de 1868, XI Baudelaire cite Pascal nommĂ©ment. La vision permanente du gouffre » leur serait commune, c'est du moins ce qui est suggĂ©rĂ© dans ce sonnet qui date des derniĂšres annĂ©es du poĂšte. Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant Dessine un cauchemar multiforme et sans trĂȘve. S'agirait-il d'une forme suraiguĂ« du spleen ? Le gouffre est donnĂ© comme un aveu, Ă  vrai dire bref, car l'anecdote est rĂ©duite Ă  sa dimension mĂ©taphysique En haut, en bas, partout, la profondeur, la grĂšve, Le silence, l'espace affreux et captivant, pour dĂ©boucher sur ce regret un peu obscur dans sa formulation lapidaire Ah! ne jamais sortir des Nombres et des ĂȘtres ! Il s'agit bien d'un regret, non d'un souhait. Selon une conception plotinienne 2, le monde, un Ă  l'origine, aurait chutĂ© dans le multiple les nombres d'oĂč l'apparition des individus les ĂȘtres. Baudelaire a donc voulu dire Quel dommage de rester prisonnier de ce bas monde. En somme, le spleen a pour cause l'aspiration - insatisfaite -Ă  un impossible ailleurs ». La dĂ©composition universelle Qu'il s'agisse de l'Ɠuvre du temps, de la fragilitĂ© de la beautĂ©, de la dĂ©chĂ©ance des Petites vieilles XCI, Baudelaire Ă©voque un monde que guette la mort Et l'appareil sanglant de la Destruction La Destruction, CIX. Le thĂšme mĂ©diĂ©val de la Danse macabre c'est le titre du poĂšme XCVII illustrĂ© aussi dans le Squelette laboureur XCIV prend dans les Fleurs du Mal un caractĂšre obsĂ©dant. Mais Baudelaire ne se contente pas du traditionnel squelette. Avec un rĂ©alisme non exempt de provocation, il se plaĂźt Ă  dĂ©crire la chair en dĂ©composition. Dans un Voyage Ă  CythĂšre » CXVI l’üle vouĂ©e Ă  VĂ©nus nous offre, par un contraste savamment calculĂ©, le spectacle d'une pourriture. On notera que la description, fort dĂ©taillĂ©e, d'une charogne XXIX est faite sur le rythme 12+6 un alexandrin suivi d'un hexasyllabe, souvent utilisĂ© par les romantiques pour les complaintes sentimentales. Note 2. Pour le philosophe grec nĂ©o-platonicien Plotin 205-270, la chute dans le multiple est un des aspects du processus de dĂ©gradation. Articles liĂ©s aux Fleurs du mal de Charles Baudelaire Fiche de lecture sur Les Fleurs du Mal de Baudelaire rĂ©sumĂ© et analyse du recueil Lecture analytique Invitation au Voyage de Charles Baudelaire Le spleen de Paris, analyse du poĂšme en prose "Le vieux Saltimbanque" de Charles Baudelaire

Spleen: Je suis comme le roi d'un pays pluvieux; Spleen : PluviĂŽse, irritĂ© contre la ville entiĂšre; Spleen : Quand le ciel bas et lourd pĂšse comme un couvercle; Sur Le Tasse en prison; Tous imberbes alors, sur les vieux bancs de chĂȘne; Tout entiĂšre; Tristesses de la lune; Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle; Un voyage Ă  CythĂšre

Je suis comme le roi d'un pays pluvieux, Riche, mais impuissant, jeune et pourtant trĂšs-vieux, Qui, de ses prĂ©cepteurs mĂ©prisant les courbettes, S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bĂȘtes. Rien ne peut l'Ă©gayer, ni gibier, ni faucon, Ni son peuple mourant en face du balcon. Du bouffon favori la grotesque ballade Ne distrait plus le front de ce cruel malade; Son lit fleurdelisĂ© se transforme en tombeau, Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau, Ne savent plus trouver d'impudique toilette Pour tirer un souris de ce jeune squelette. Le savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu De son ĂȘtre extirper l'Ă©lĂ©ment corrompu, Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent, Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent, Il n'a su rĂ©chauffer ce cadavre hĂ©bĂ©tĂ© OĂč coule au lieu de sang l'eau verte du LĂ©thĂ©.
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Thymallusle Roi; Rechercher : RĂ©cits PĂȘche Mouche. Dernier instant. 9 janvier 2021 sanvoiz917 Laisser un commentaire. L’heure de la fermeture de la truite est arrivĂ©e, bien vite Ă  mon goĂ»t mais j’aurai profitĂ© jusqu’à vendredi avec une derniĂšre session rythmĂ©e par les intempĂ©ries. Et avant de faire le tri dans les photos, et vous racontez cette aventure voici
RĂ©sumĂ© du recueil plan schĂ©matique des Fleurs du Mal AU LECTEUR Dans ce poĂšme liminaire des Fleurs du mal, la dimension mĂ©taphysique du livre apparaĂźt sans Ă©quivoque. L'homme est enfoncĂ© dans le pĂ©chĂ©. Satan triomphe en ce bas monde. 1. SPLEEN ET IDÉAL Le plan vĂ©ritable est assurĂ©ment l'inverse idĂ©al et spleen. Quoiqu'il en soit, les deux postulations de l'homme sont ici affirmĂ©es. Comment Ă©chapper au Mal ? Par l'art C'est pour Baudelaire la voie la plus sĂ»re. On a pu y distinguer trois mouvements grandeur du poĂšte de I Ă  VI, misĂšre du poĂšte de VII Ă  XIV, son idĂ©al de beautĂ© XVII Ă  XXI. Sans doute serait-il imprudent de trop systĂ©matiser les poĂšmes XV Don Juan aux Enfers et XVI ChĂątiment de l'orgueil n'ont rien Ă  voir avec la mission du poĂšte. Et le dĂ©tail lui-mĂȘme n'est pas simple la Vie antĂ©rieure XII n'exprime pas la misĂšre » du poĂšte mais, au passĂ© et ailleurs il est vrai, un monde de beautĂ© ; l'Homme et la Mer XIV n'entre guĂšre mieux dans le schĂ©ma, en ce qu'il a de rigide. Mais il reste vrai que le thĂšme du poĂšte et de la poĂ©sie sous-tend la premiĂšre partie de Spleen et idĂ©al. Par l'amour de XXII Ă  LXIV. Les poĂšmes sont rĂ©partis en quatre cycles. Ils constituent l'ensemble le plus cohĂ©rent et le plus nombreux plus de la moitiĂ© de SPLEEN ET IDÉAL. Or ces deux tentatives pour Ă©chapper au Mal aboutiraient en somme Ă  un Ă©chec, l'Ă©chec de l'idĂ©al» et la rencontre du spleen » annoncĂ© sous le nom d' ennui » dans l'avis AU LECTEUR. L’ensemble constituĂ© des poĂšmes LXV Ă  LXXXV ne prĂ©sente pas, du moins au dĂ©but, une cohĂ©sion trĂšs rigoureuse. Par exemple Les Chats », malgrĂ© leur aspect nocturne, ne semblent pas inspirĂ©s par le dĂ©sespoir. Mais le thĂšme du spleen apparaĂźt vite, pour atteindre une exceptionnelle vigueur dans les quatre poĂšmes qui en ont empruntĂ© le nom comme titre LXXV, PluviĂŽse irritĂ©... » ; LXXVI, j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans... » ; LXXVII, Je suis comme le roi d'un pays pluvieux... » ; et LXXVIII, Quand le ciel bas et lourd pĂšse comme un couvercle... ». Cependant les piĂšces de la fin, d' Obsession » Ă  l'HĂ©autontimoroumĂ©nos », l’irrĂ©mĂ©diable » et L’Horloge » apparaissent comme autant de ramifications du thĂšme, sous les formes les plus dĂ©sespĂ©rĂ©es. Et de la sorte l'aspect mĂ©taphysique du triomphe du mal, qu'annonçait l'avis AU LECTEUR, trouve ici son illustration Ă©clatante. A "Spleen et idĂ©al", qui semble exprimer surtout l'expĂ©rience personnelle de Baudelaire, succĂšdent des chapitres plus courts qui Ă©voquent, dans une suite de domaines particuliers, l'expĂ©rience universelle TABLEAUX PARISIENS, LE VIN, FLEURS DU MAL, RÉVOLTE, LA MORT. 2. TABLEAUX PARISIENS Second chapitre du recueil, c'est la tentative et sans doute aussi l'Ă©chec de la communion humaine, dans le cadre de la ville. Ici se manifestent une inspiration sociale, et les trĂ©sors de charitĂ© que recelait l'Ăąme du poĂšte, mais aussi ce sentiment trĂšs neuf et trĂšs moderne la solitude des hommes et surtout des plus misĂ©rables d'entre eux dans l’illusoire communautĂ© urbaine. 3. LE VIN A la diffĂ©rence des TABLEAUX PARISIENS», reprĂ©sente, si l'on considĂšre la date des poĂšmes, un groupe fort ancien. Sa signification a sans doute Ă©voluĂ© dans l'esprit du poĂšte. Dans le contexte de la rĂ©volution de 1848 et sous l'influence du socialisme de Fourier 1, le vin est pour le peuple qui travaille et ui mĂ©rite d'en boire». Par la suite, il est peu Ă  peu associe Ă  la catĂ©gorie des paradis artificiels» et devient dans l'Ă©dition de 1861, selon Ruff 2, un des efforts dĂ©sordonnĂ©s et condamnables de l'homme pour Ă©chapper aux exigences de sa condition ». 4. FLEURS DU MAL Sans l'article et dans le sens le plus strict, cette section constitue le quatriĂšme chapitre et marquerait, selon Antoine Adam 3, non l'aboutissement d'une logique inté­rieure, mais les jeux d'un artiste se plaisant Ă  pousser jusqu'Ă  l'excĂšs les audaces d'un certain romantisme scandaleux». LĂ  se trouvaient en effet, dans i'Ă©dition de 1857, la plupart des piĂšces gui furent condamnĂ©es lors du procĂšs. On y voit fleurir les formes du romantisme macabre et du vampirisme chĂšres Ă  ThĂ©ophile Gautier. Elles tĂ©moignent, de la part de Baudelaire, d'une forte dose de provocation. Sur Fourier, voir la note, p. 14. Cette valeur rituelle du vin est rĂ©appa rue en mai 1968. M. A. Ruff, Baudelaire, Paris, Éd. Hatier, coll. Connaissance des Lettres ‱, p. 117. Antoine Adam, Ă©dition des Fleurs du Mal, Paris, Éd. Garnier, p. 408. 5. RÉVOLTE Ce cinquiĂšme chapitre pose, par l'ambiguĂŻtĂ© des trois poĂšmes qui le composent, un problĂšme trĂšs important pour la structure des Fleurs du Mal. Que la rĂ©volte soit proposĂ©e comme un moyen offert Ă  l'homme de dĂ©passer sa condition misĂ©rable, ce n'est pas douteux. C'est mĂȘme la proposition que lui fit Satan au dĂ©but de la GenĂšse. La question est de savoir si Baudelaire approuve ou non. Or le Reniement de saint Pierre CXVIII Ă©tablit que le refus d'utiliser la violence n'a pu aboutir qu'Ă  la mort, donc Ă  l'Ă©chec, de JĂ©sus. Aussi le poĂšte s’écrie PuissĂ©-je user du glaive et pĂ©rir par le glaive ! Saint Pierre a reniĂ© JĂ©sus... il a bien fait ! L'accusation de blasphĂšme a d'ailleurs Ă©tĂ© profĂ©rĂ©e lors du procĂšs, mais aucun des trois poĂšmes n'a Ă©tĂ© condamnĂ©. Quelle pouvait ĂȘtre la pensĂ©e de Baudelaire ? Elle a pu Ă©voluer entre le moment de la composition avant 1852 et, a-t­on remarquĂ©, dans le dĂ©goĂ»t qu'inspiraient au poĂšte la politique de Louis-NapolĂ©on et la passivitĂ© du peuple et le moment oĂč l'Ɠuvre est entrĂ©e dans l'architecture des Fleurs du Mal. C'est ce dernier point qui dans l'immĂ©diat nous intĂ©resse, mais on ne peut l'isoler tout Ă  fait. Il va de soi que Baudelaire n'exprime pas sa rĂ©volte, mais la rĂ©volte, celle de l'humanitĂ© tout entiĂšre, et qu'il ne pose pas seulement le problĂšme de sa lĂ©gitimitĂ©, mais aussi de son efficacitĂ©. A l'avant-derniĂšre place {juste avant LA MORT, RÉVOLTE prend nĂ©cessairement, dans l'ordonnance de l'ensemble, une trĂšs grande importance. L'essentiel n'est pas de savoir si Baudelaire blĂąme ou approuve et c'est pourquoi il a peu protestĂ© contre l'accusation de blasphĂšme. L'essentiel, c'est que la rĂ©volte est en somme prĂ©sentĂ©e comme une fausse sortie. La seule issue qui nous est offerte pour Ă©chapper Ă  un monde vouĂ© au mal, c'est la mort. 6. LA MORT Dans ce sixiĂšme et dernier chapitre des Fleurs du Mal , la mort est donc saluĂ©e sans horreur. Le poĂšme intitulĂ© "La Mort des amants" est mĂȘme d'une Ă©trange douceur, que l'emploi du dĂ©casyllabe Ă  hĂ©mistiches Ă©gaux 5+5 rend insolite dans les Fleurs du Mal. Les autres morts», sans omettre l'allĂ©gorique Fin de la journĂ©e, ne sont pas d'un accent sensiblement diffĂ©rent. Dernier poĂšme du chapitre- et du livre -le Voyage semble nous imposer un long dĂ©tour il redĂ©ploie en effet toutes les formes du spleen et le spectacle ennuyeux de l'immortel pĂ©chĂ©. Mais on saisit les raisons le poĂšte reproduit dans ce finale, avec une sorte d'accĂ©lĂ©ration, les thĂšmes majeurs de la symphonie. Et l'orchestration est magistrale toutes les Ă©tapes du voyage se rĂ©vĂšlent aussi vaines que les motivations qui l'ont provoquĂ©, toutes sauf une, la derniĂšre, la mort. Seule la mort dĂ©livre de l'ennui. Les deux magnifiques qua­ trains par lesquels s'achĂšve le Voyage nous donnent la conclusion logique des Fleurs du Mal en nous exhortant Ă  plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau ! Telle est la structure voulue par le poĂšte. Certes, dans le dĂ©tail, les contradictions abondent, mais on peut dire que, dans l'univers de Baudelaire, elles sont en quelque sorte lĂ©gitimĂ©es. Le poĂšte est bĂ©ni - et il est maudit ; l'homme est en proie au spleen - et Ă  l'idĂ©al ; la femme est animal - et ange ; notre monde est sollicitĂ© par l'Enfer - et par le Ciel. Selon Baudelaire, il y a dans l'homme, Ă  toute heure, deux postulations simultanĂ©es, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan... » Il s'agit lĂ  d'une affirmation capitale, qui va bien au-delĂ  du problĂšme de la structure des Fleurs du Mal. Mais elle Ă©claire ce problĂšme, ainsi que beaucoup d'autres. II- Analyse des Fleurs du mal â–ș Une dualitĂ© entre la boue et l'or qui se conclut par "la mort" Baudelaire a souvent insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de lire Les Fleurs du Mal comme un itinĂ©raire organisĂ© selon une visĂ©e explicite ; ainsi, loin de voir le recueil comme un rassemblement de piĂšces Ă©parses, il convient d’en saisir l’architecture signifiante en six sections successives qui sont comme autant de stations Spleen et idĂ©al », la plus longue, ouvre sur les Tableaux parisiens », puis ce sont les groupements plus courts Le Vin », Fleurs du mal », RĂ©volte » et le mouvement conclusif La Mort ». À vrai dire, on a depuis fort longtemps pu analyser cette construction selon un mouvement ternaire s’ouvrant sur la polaritĂ© essentielle entre spleen et idĂ©al, entre un enlisement dans la boue et une tension vers l'or, cherchant ensuite dans des paradis artificiels une Ă©chappatoire que seule la mort semble en mesure d’offrir au poĂšte. En effet, ce qui fonde l’assise du recueil constitue ce que l’on a nommĂ© la double postulation baudelairienne, c’est-Ă -dire le combat incessant dans le sujet entre le spleen, terme anglais signifiant l’enlisement de l’ĂȘtre dans une rĂ©alitĂ© dĂ©cevante, rĂ©gie par l'ennui et provoquant sa dĂ©tresse, et l’idĂ©al d’une Ă©lĂ©vation vers la spiritualitĂ©. Baudelaire a ainsi mis au jour cette part essentiellement duelle de l’homme, Ă©cartelĂ© entre Dieu et Satan, qui subsume les autres oppositions entre la boue et l'or, entre rĂ©alitĂ© et paradis, sensibilitĂ© exacerbĂ©e et soif pure de l’ñme, BeautĂ© scindĂ©e entre une part transitoire et une autre, Ă©ternelle. La double postulation initie donc une figure du poĂšte fondamentalement Ă©clatĂ©e, et cette dĂ©chirure d’ordre mĂ©taphysique ne se trouve nullement rĂ©solue, mais bien plutĂŽt aggravĂ©e par Les Fleurs du Mal ; Ă  l’image de l’homme, l’Ɠuvre ne saurait opter pour un parti dĂ©finitif et, lĂ  oĂč un Pascal pariait pour Dieu, Baudelaire laisse la question dans son suspens, en plaçant la mort, synonyme d'inconnu, comme l’ultime horizon de son itinĂ©raire poĂ©tique. â–ș A quel mouvement littĂ©raire se rattachent Les fleurs du mal ? Sans doute serait-il naĂŻf de s’étonner de la persistance dans Les Fleurs du mal de quelques souvenirs romantiques de Hugo, et plus encore du mouvement parnassien, en particulier de ThĂ©ophile Gautier auquel le recueil est d'ailleurs dĂ©diĂ©. Il y a bien des tentations parnassiennes, dans nombre de piĂšces voir La BeautĂ© », qui attestent l’exigence jamais dĂ©mentie d’un art scrupuleux et exactement ciselĂ© ; bien des motifs aussi qui entrent en rĂ©sonance avec ceux mis Ă  l'honneur par les romantiques l’ennui, le ton Ă©lĂ©giaque, l'insatisfaction de l’ñme qui va jusqu’à souhaiter la mort. NĂ©anmoins, l'affirmation de la puissance fĂ©dĂ©ratrice du gĂ©nie, capable d’exprimer l’infini dans l’espace dĂ©limitĂ© de l'Ɠuvre, relĂšve dĂ©jĂ  d’une rĂ©flexion qui, pour ĂȘtre partagĂ©e par d’autres grands romantiques, manifeste cependant une hauteur de vue plus intĂ©ressante, parce qu’elle va dĂ©cider chez Baudelaire de la fameuse thĂ©orie des correspondances qui autorise un mouvement d’élĂ©vation vers l’idĂ©alitĂ©, fondĂ© sur l’intuition d’une profonde unitĂ© du monde. En revanche, Baudelaire se sĂ©pare radicalement du romantisme par sa poĂ©tique de la contre-nature ; en effet, la nature constitue pour lui un lieu viciĂ© de toute Ă©ternitĂ©, car marquĂ© indĂ©fectiblement du sceau du PĂ©chĂ© originel. C’est pourquoi l’art s’affirme essentiellement comme une protestation Ă  l’égard de celle-ci ; d’oĂč le mouvement rĂ©current dans Les Fleurs de la fuite le voyage, de l’élĂ©vation spirituelle hors de la matiĂšre, d’une quĂȘte de l’artifice dont les parfums et les diverses formes d’art et d’ivresse attestent l’urgence. DĂšs lors, la reconnaissance par le poĂšte de ce qu’il appelle le bizarre » se lit comme un Ă©cart par rapport aux reprĂ©sentations trop stables de la poĂ©sie romantique conventionnelle, comme l’espace indĂ©terminĂ© d’un mystĂšre oĂč s’invente une nouvelle conscience poĂ©tique qu’entend fixer le langage. â–ș La modernitĂ© poĂ©tique de Baudelaire La double postulation baudelairienne transforme donc l’écriture en une vĂ©ritable expĂ©rience, c’est-Ă -dire en une Ă©preuve qui engage entiĂšrement le sujet. Loin toutefois de se perdre dans un vague Ă  l’ñme effaçant les contours de la parole dans un halo sentimental, l’exigence Ă©noncĂ©e par Baudelaire d'une permanente coexistence du poĂšte et du critique souligne la rigueur avec laquelle il conçoit la crĂ©ation, et la volontĂ© de perfection formelle qui le place en digne hĂ©ritier de la prosodie classique. À vrai dire, hormis quelques innovations romantiques le dĂ©placement des coupes Ă  l’intĂ©rieur du vers ou l’utilisation, dans Harmonie du soir », de la forme du pantoum, l’attachement Ă  l’alexandrin et au sonnet n’introduisent pas les bouleversements formels qu’il incombera Ă  Rimbaud d’initier. C’est donc surtout sur le plan thĂ©matique que l’influence baudelairienne est la plus importante en effet, le titre mĂȘme de Fleurs du Mal inscrit la possibilitĂ©, jusque-lĂ  impensable, de faire de la laideur un objet esthĂ©tique. Saisissant dans le mal, et plus gĂ©nĂ©ralement dans le quotidien de la grande ville, une inĂ©dite beautĂ©, Baudelaire rompt en visiĂšre avec toute une poĂ©sie de la joliesse » ouvrant ainsi le poĂšme Ă  l’Autre, Ă  ce qui semblait en ĂȘtre le plus Ă©loignĂ©, et inaugurant ainsi une poĂ©sie urbaine, une poĂ©sie du non-poĂ©tique », symbolisĂ©e par un poĂšme tel La Charogne », qui fera date et s’imposera comme la voix majeure de la poĂ©sie contemporaine. ConjuguĂ©e Ă  ce retournement majeur, la poĂ©tique du mouvement et du transitoire qui saisit, dans À une passante », l'unicitĂ© d’un ĂȘtre qu’elle fixe dans son furtif passage, marque l’avĂšnement d’une nouvelle conception de la poĂ©sie le poĂšme est maintenant compris comme le lieu de l’affrontement de l’ĂȘtre au dehors, quel qu’il soit, Ă  travers le magistĂšre de l’imagination dont le poĂšte affirmera dans ses CuriositĂ©s esthĂ©tiques qu’elle constitue la reine des facultĂ©s ». Au bout du compte, la position mĂ©taphysique ambiguĂ« de Baudelaire manifeste que la seule possibilitĂ© demeure dans le recours Ă  l’inconnu pour trouver du nouveau ! » derniers mots du recueil qui affirment que le poĂšme, comme l’écrit Y. Bonnefoy, fait signe vers l’extĂ©rieur absolu » et que, si la mort constitue bien la suprĂȘme puissance, c’est moins selon un dĂ©sespoir tout romantique, que par la lumiĂšre qu’elle confĂšre au poĂšme, offrant au regard son acuitĂ© prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle le menace. Avec Baudelaire, la poĂ©sie Ă©lit la finitude comme centre, et amorce cette mise en question du divin qu’elle ne va cesser d’arpenter. Aricles liĂ©s aux Fleurs du mal de Charles Baudelaire Les Fleurs du Mal de Baudelaire, thĂšmes principaux du recueil Lecture analytique Invitation au Voyage de Charles Baudelaire Le spleen de Paris, analyse du poĂšme en prose "Le vieux Saltimbanque" de Charles Baudelaire
. 359 287 195 424 217 176 179 393

je suis comme le roi d un pays pluvieux